À L’Arche Kana-no-ie, nous sommes heureux que M. Nomura Yasuichi-san travaille maintenant pour une entreprise locale plutôt qu’à notre atelier « Madoi ». En novembre dernier, il s’est trouvé un emploi dans une rôtisserie où l’on prépare des poulets précuits. Il se lève à 4h30 afin de prendre le bus pour se rendre à la rôtisserie, où il travaille de 7h30 à 15h30. Lorsqu’il a débuté ce nouveau travail, il a rédigé le rapport suivant :
« Bonjour à tous. Mon nom est Nomura Yasuichi. Je vis au foyer « Tsudoi ». En tout, nous sommes cinq qui vivons dans ce foyer, des assistants et des personnes accueillies. Cela faisait cinq ans que je travaillais à l’atelier « Madoi ». Un jour, j’ai demandé à l’un des assistants qui travaillent à notre atelier : « Pourrais-tu m’aider à trouver un autre emploi où je pourrais recevoir une formation pour accomplir le travail demandé ? » Nous en avons parlé longuement. Enfin, je suis allé avec un assistant à « Allô-Travail », un organisme public d’aide à l’emploi et j’ai pu rencontrer un de leurs agents.
Le 21 août 2006, je suis allé à un centre d’aide à l’emploi pour les personnes ayant une déficience, le « Centre Keyaki ». J’ai parlé avec un membre du personnel et j’ai passé un examen oral. Je lui ai demandé quel genre de formation je pourrais recevoir. Il m’a répondu « une formation pour assembler des stylos à bille, pour travailler avec des fils électriques, pour effectuer l’inventaire des canettes ou des bouteilles des machines distributrices, etc ». J’étais tellement nerveux !
Ayant réussi l’examen, j’ai pu entreprendre une formation au Centre Keyaki en compagnie de trois autres recrues et deux membres du personnel. Après avoir nettoyé la salle et les tables, on m’a alors demandé d’assembler les stylos à bille. Un employé m’a demandé de l’aviser lorsque j’aurais terminé d’assembler 100 stylos. Alors j’ai assemblé 100 stylos.
En novembre dernier, je me suis rendu à la rôtisserie. Au début, un employé du Centre Keyaki m’accompagnait. Mon superviseur à la rôtisserie m’a expliqué : « il faut suspendre les cuisses de poulet à l’envers sur les crochets. ». J’ai essayé de faire comme on me l’avait expliqué. L’employé du Centre Keyaki qui m’accompagnait a également essayé. J’étais vraiment nerveux. C’était très difficile d’apprendre la technique.
À la rôtisserie, j’ai rencontré un homme âgé et d’autres personnes ayant une déficience intellectuelle. Une de ces personnes fréquente « Shizuoka », une école de préfecture pour les jeunes ayant une déficience intellectuelle. J’aime bien travailler avec lui.
Un employé de la rôtisserie m’a dit : « M. Normura, ne soyez pas si pressé lorsque vous manipulez les poulets ». Les poulets sont dans une cage, mais ce n’est pas moi qui en suis en charge. Quatre personnes doivent suspendre les poulets sur des crochets. C’est mon travail. Deux autres personnes doivent vider les cages. Ces cages sont grandes et très hautes.
Ceci complète mon rapport de formation. »
|