Le 29 septembre dernier, moi et plusieurs autres personnes, avons eu le plaisir de rencontrer Jacqueline Sandon, directrice du Foyer Caille de St-Joseph à Haïti, en visite à L’Arche d’Amos.
Lorsque Jacqueline nous raconte ce qu’elle a vécu lors du séisme survenu le 12 janvier 2010 à Port-au-Prince, nous sommes tous sans mot. Des diapositives avant et après le séisme me font réaliser à quel point l’homme est bien petit face aux forces de la nature.
Pour mieux réaliser cette force, nous gardons le silence durant 35 secondes (temps qu’a duré le tremblement de terre), alors que Dominique tambourine sur ses bongos. 35 secondes, c’est si court! Et pourtant si long et effrayant lorsque la terre tremble et détruit tout, faisant des milliers de morts, de blessés et cinq fois plus de sans-abris.
Jacqueline nous parle des deux mois où elle et d’autres gens de la communauté, ayant tout perdu suite au séisme, ont dû vivre à l’extérieur, sur l’herbe, à la belle étoile.
Huit mois après le séisme, comment se fait-il que si peu de choses aient été faites pour reconstruire le pays ? Je me questionne à ce sujet.
Même si je sais que ce fut difficile pour Jacqueline de revivre ces moments, je la remercie de m’avoir permis de comprendre et de réaliser à quel point ces gens ont besoin de nous encore et encore!
Gisèle Pilon
Comité Arche Haïti |